La machine à Laver à Pédales

jeudi 12 mai 2016
par  RDEVolution
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L’esprit normalisé à ceci de particulier qu’il lui faut des preuves concrètes et directement applicables sur son quotidien pour valider une alternative. De plus il se montre particulièrement prudent avec tout ce qui est hors-système...

Dès sa première vision, La Machine à Laver à Pédales (MLP) vient perturber cette habitude en bousculant le mental et sa méfiance, en lui apportant une fusion de bon sens, de logique, de bricole, de simplicité...bref de possible...Personne ne lui résiste.
"Mais je peux laver mon linge en faisant du sport !"
Et oui la MLP est bien la première machine qui fait partir toute les tâches de "graisse" (du vêtement comme du bonhomme).

L’esprit bricoleur du français moyens s’active et plus il s’y penche plus il est stimulé : économie d’eau, les enfants peuvent donc prendre du plaisirs à laver leur linge, moi aussi je pourrai construire ça...
Cela peut l’amener loin et le contaminer, allant de la récupérations d’eau de pluie, utilisée pour les toilettes dans une maison classique, jusqu’au séchoir solaire ! Un cercle vertueux éco/écono/Bio-logique se met en marche, on peut l’appeler Transition ou Bouddha, ou raclette au beurre, peut importe rien ne l’attrape ni ne l’arrête. Même le caca n’est plus tabou, il se transforme en or pour les jardins..

La MLP est donc apparu évidente dans notre quotidien d’un écovillage dans la forêt, surtout parce qu’elle s’insère dans une gestion logique de l’énergie :
alimenter à l’eau de pluie, chauffé au feu de bois, rejet des eaux pour nourrir des espaces de permacultures, enfin de plantes et de bassins, de vie quoi.

Toutefois son utilisation nous reste occasionnelle car quant on vit dans des yourtes et que pour aller aux toilettes sèches notre couloir c’est la forêt, c’est à dire quant on a fait le pas d’insérer la nature dans notre vie, la poussière n’est plus que de la terre, et les odeurs les senteurs du feu de bois. Donc laisser tremper son linge, le mettre dans la rivière ou le mettre sous une bonne pluie suffit souvent largement.

Pour la MLP, je n’est pas chassé les éléments, ni ne les est attendu (mode pêcheur), elle est apparu après une récupération en mode cueillette, j’attendais qu’apparaissent, comme souvent au pieds des poubelles, un vélo d’appartement et un tambour de machine avec le corps de la machine.
Ensuite pour être plus libre dans le raccord des deux, une bonne piste est la maison de la courroie à Nîmes qui propose tous les choix de courroie.
Le corps de la machine à ceci de particulier qu’il était alimenté au gaz pour chauffer l’eau, qui sait un jour... adapter une station bio-gaz...

La MLP est nomade, elle converge avec d’autres MLP , donne lieu régulièrement à des laveries à pédales dans les Villages du Possible qui s’incarnent ici et là en France.

Pour quand le raccordement des salles de sports à des laveries automatiques ?
Juste trouer la cloison et mettre des courroies...

A l’heure actuelle nous ouvrons une ancienne usine comme base de mutualisation des outils et de solidarité active ("la Ressourcerie du Pont") donc pour ce changement une machine à laver classique (quant même à économie d’énergie) mais mutualisée et branché à Enercoop est là pour nous accompagner dans le nettoyage d’un monde trop taché de ses déchets non-gérés.

Merci, et n’oubliez pas restez propre c’est aussi et surtout de ne pas se laver aux produits chimiques et nanotechnologiques et de ne pas imposer à l’ensemble et à soi-même des parfums dangereux pour le bonheur.

Uto
pour l’Association R(d’)évolution en contribution au dossier spécial "Machine à laver à pédales" pour Passerelle-éco n°25


Construire un lave-linge à pédales

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